Des soins de réadaptation pour les personnes handicapées de Bolivie

  • Une maman assise sur son lit avec sa petite fille d'environ 2 ans à côté d'elle. Sa chaise roulante est placée à côté du lit.
  • Un homme âgé assis sur un engin d'exercice de kiné. Ses jambes sont maintenues, un kinésithérapeute soulève l'une des jambes
  • Une petite fille marche sur un plan incliné en s'appuyant sur la rambarde, soutenue par un kinésithérapeute.

En Bolivie, Handicap International accompagne la création de 7 centres de réadaptation[1] et favorise l’accès des personnes handicapées à des soins de qualité. En deux ans, plus de 2  800 personnes ont bénéficié de services de réadaptation. L’objectif est de développer un modèle innovateur d’intervention en réadaptation qui sera diffusé à l’échelle du pays par le ministère de la Santé.

« En Bolivie, il existe peu de personnel de réadaptation qualifié et d’opportunités de formation, et en particulier en province. Renforcer les compétences des professionnels du secteur, et permettre aux personnes handicapées d’être autonomes et intégrées dans leur communauté, est une de nos priorités », explique Narel Gomez, chef de projet réadaptation pour Handicap International.

Former des professionnels et équiper les centres

Grâce à l’appui de Handicap International, depuis janvier 2014, sept centres de réadaptation ont été mis en place dans les départements de Potosí et d’Oruro, et plus de 2 800 personnes ont bénéficié de soins de réadaptation. Handicap International forme des professionnels de la santé (médecins, kinésithérapeutes, etc.) afin qu’ils puissent évaluer l’autonomie, la mobilité et le degré de douleur des personnes handicapées grâce à l’usage d’outils techniques. Handicap International renforce également leurs compétences en techniques de réadaptation, ainsi que leurs compétences en gestion [1].

« Mise en place de rampes d’accès, d’élévateurs et mise à disposition d’équipements spécifiques : nous nous assurons que les centres soient accessibles à tous, et notamment aux personnes handicapées. Le personnel de réadaptation doit également être formé afin d’établir une relation de confiance avec les personnes les plus fragiles. Nous accordons aussi une attention spécifique aux femmes et aux filles, qui doivent également avoir droit à ces services. Et nous accompagnons les mères d’enfants handicapés, afin qu’elles ne se culpabilisent pas et qu’elles apprennent à accepter leur situation », poursuit Narel Gomez.

« Pour nous, il est essentiel que le processus de réadaptation comprenne aussi une dimension sociale. Nous proposons notamment un soutien psychologique aux personnes handicapées, ce qui leur permet d’exprimer leur ressenti et de dépasser leurs traumatismes»,  conclut Narel Gomez.

De plus, dans chaque centre de réadaptation, Handicap International a également mis en place des comités qui réunissent des personnes handicapées, leur proposent un espace d’écoute et de participation. Comme Narel Gomez l’explique : « nous voulons que les personnes handicapées deviennent actrices et sensibilisent d’autres personnes au sujet du handicap ».

Envie d'en savoir plus? Lisez le témoignage d'Isamel, l'un des bénéficiaires de ce projet.

[1] Relative à la création/gestion de centres de réadaptation. De plus, Handicap International travaille également à la détection précoce des enfants ayant des déficiences ou un retard grave du développement afin qu’ils puissent recevoir les services nécessaires.