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Evaluer les besoins dans les zones reculées

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Népal
Wesley Pryor est de retour de Gorkha, une zone reculée du Népal proche de l'épicentre du tremblement de terre. Il a réalisé une évaluation de la situation en tant que conseiller technique en réadaptation pour Handicap International. Il nous raconte ce dont il a été le témoin et ce qu'il a trouvé sur place.   
Portrait de Wesley Pryor en noir et blanc, homme d'une trentaine d'années, aux cheveux noirs coupés court et une petite barbe

Wesley Pryor est de retour de Gorkha, une zone reculée du Népal proche de l'épicentre du tremblement de terre. Il a réalisé une évaluation de la situation en tant que conseiller technique en réadaptation pour Handicap International. Il nous raconte ce dont il a été le témoin et ce qu'il a trouvé sur place.   

Wesley Pryor revient  tout juste de la région Gorkha. Dès le lendemain du tremblement de terre, il est parti évaluer la situation sur place pour Handicap International, en collaboration avec l’association International Medical Corps (IMC). «Le lendemain de la catastrophe, la situation semblait relativement sous contrôle au sein de l’hôpital de Ghorka. Nous avons trouvé là 110 blessés pris en charge et 12 personnes décédées. L’hôpital n’est pas équipé pour ce genre de situation et n’a pas une grosse capacité chirurgicale. Les cas les plus sérieux ont cependant pu être évacués à Katmandou, la capitale du pays », explique Wesley, conseiller en réadaptation pour Handicap International.

« Nous avons dormi sous tente dans un terrain de football. Le lendemain, un officier de district nous a expliqué que six villages situés au nord de Gorkha avaient été complètement ravagés par le séisme. Selon lui, la plupart des blessés ont cependant pu être pris en charge à Gorkha », poursuit Wesley. « Il nous a ensuite précisé que l’armée n’était pas encore en mesure d’effectuer des repérages, à cause du temps. La situation dans la plupart des villages alentours n’était donc pas connue. »

Un afflux constant de blessés

Après quatre heures de voyage, Wesley arrive ensuite dans la ville de Dhading, où le triste bilan du séisme s’élève alors à 350 décès et 250 blessés. « L’hôpital de Dahding est très mal équipé. Heureusement, une équipe de médecins se déployait lorsque nous arrivions. Cette ville a gravement souffert. Les dommages sont impressionnants. » Suite à cette évaluation, Handicap International a fourni du matériel médical de base à l’hôpital.

Dès son retour à Katmandou, Wesley a retrouvé l’équipe de l’association. Il participe à présent activement à la prise en charge des victimes. « Nous avons pu rapidement ouvrir des points d’accueil et d’orientation pour coordonner les flux d’arrivée des patients au sein de quatre hôpitaux de Katmandou. Les blessés affluent. Tous les hôpitaux sont débordés. La plupart des patients campent dehors. Chacun attend de pouvoir être pris en charge. Malheureusement, les blessés sont si nombreux que les chirurgiens sont obligés de se consacrer aux cas extrêmes, comme ceux dont la poitrine a été écrasée par les gravats, par exemple. Et un flux ininterrompu de nouveaux blessés arrive en provenance des autres régions frappées par le séisme… », conclut Wesley.

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