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Le déminage de petites montagnes au Liban

Mines et autres armes
Liban
Handicap International mène des opérations de déminage dans la province du Nord-Liban depuis 2011 et depuis peu dans celle du Mont-Liban. Héritage de la guerre civile qui a déchiré le pays entre 1975 et 1990, les mines ont paralysé de nombreuses terres qui, maintenant décontaminées, sont rendues aux habitants. Chris Chenavier, chef de mission de Handicap International au Liban, revient sur les opérations menées par l’organisation.
Un démineur agenouillé sonde le sol à l'aide d'une pique en métal. Il travaille dans une zone délimitée par du ruban de chaniter et des piquets de bois.

Handicap International mène des opérations de déminage dans la province du Nord-Liban depuis 2011 et depuis peu dans celle du Mont-Liban. Héritage de la guerre civile qui a déchiré le pays entre 1975 et 1990, les mines ont paralysé de nombreuses terres qui, maintenant décontaminées, sont rendues aux habitants. Chris Chenavier, chef de mission de Handicap International au Liban, revient sur les opérations menées par l’organisation.

« Handicap International est un acteur majeur du déminage au Liban. Nous avons décontaminé 343.000 m2 de terrain de janvier 2011, quand nous avons commencé les opérations, à octobre 2015, pour le bénéfice de 30.000 personnes réparties sur treize villages.

Deux particularités aux zones où nous intervenons : elles sont toutes en pente - le relief peut être même très escarpé ! - ce qui empêche l’utilisation de machines de déminage lourdes. Tout doit se faire à main d’hommes. De plus, certains terrains sont situés entre 1000 et 2000 mètres d’altitude. A cause de la neige l’hiver, nous ne pouvons y travailler que de mars à octobre.

Certaines de ces zones sont extrêmement contaminées : aux alentours du village de Niha, entre juillet et septembre dernier, nous avons détruit 290 mines !

Objectif ? Un Liban libre de mines d'ici 2020

La région où nous opérons est essentiellement agricole : nous décontaminons et rendons à des petits propriétaires des terres qui sont rapidement re-exploitées pour la culture, notamment celle de l’olivier. La présence des mines bloquait également des projets de développement, essentiellement liés au tourisme, qui maintenant peuvent voir le jour, comme des terrains désormais ouverts à la randonnée.

Il nous reste 130.000 mètres carrés à déminer dans la province du Nord Liban. Quatre équipes de déminage de 12 personnes (dont huit démineurs) sont à pied d’œuvre. Au rythme de 30.000 mètres carrés déminés par an par une équipe, nous estimons que nous aurons terminé le travail début 2017.

Le Liban a pour objectif d’être « libre de l’impact des mines et des restes explosifs de guerre » en 2020. Le pays, qui n’est pas membre du Traité d’Ottawa [1], s’efforce toutefois de s’y conformer. »


[1] Le Traité d’Ottawa interdit l'acquisition, la production, le stockage et l'utilisation des mines antipersonnel. Le traité a été ouvert à signature le 3 décembre 1997. Il est entré en vigueur le 1er mars 1999. 163 Etats en sont signataires. 162 sont Etats parties au Traité.

 

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