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Un an après : près d'un million de réfugiés rohingya au Bangladesh

Urgence
Bangladesh
En août 2017, les rohingya fuyaient massivement le Myanmar pour se réfugier au Bangladesh. Aujourd'hui, ils sont plus de 900.000 dans le district de Cox's Bazar. Un an plus tard, Handicap International dresse le bilan de son intervention.
Une femme portant le T-shirt avec le logo HI au milieu d'abris faits de bâches et de bois dans un camp de réfugiés

En août 2017, les rohingya fuyaient massivement le Myanmar pour se réfugier au Bangladesh. Aujourd'hui, ils sont plus de 900.000 dans le district de Cox's Bazar. Un an plus tard, Handicap International dresse le bilan de son intervention avec Jean-Loup Gouot, directeur de HI au Bangladesh.

Quelles activités d’urgence ont été menées par HI ?

Handicap International est venue en aide à plus de 30 000 réfugiés dans les camps de Kutupalong, Balukhali, Unchiprang et Nayapara depuis septembre 2017. Nous avons donné des séances de réadaptation auprès de plus de 8 000 personnes blessées, à mobilité réduite ou handicapées, nous leur avons apporté un soutien psychologique et avons organisé des activités ludiques pour les enfants. Nous avons aussi distribué des béquilles, chaises roulantes, etc., des kits d’hygiène, des ustensiles de cuisine, des couvertures, et des rations alimentaires. Enfin, nous avons mobilisé une flotte de 340 camions afin de favoriser le stockage et l’acheminement du matériel humanitaire de HI et d’autres organisations humanitaires, notamment grâce à la mise en place de deux plateformes logistiques.

Les conditions de vie des réfugiés rohingya se sont-elles améliorées ?

Plus de 900 000 rohingyas sont aujourd’hui réfugiés au Bangladesh. Manque d’accès aux soins de santé, à l’alimentation, à l’eau potable et à l’éducation : les réfugiés rohingyas sont toujours très dépendants de l’aide humanitaire et leurs conditions de vie sont difficiles.
De plus, on observe un regain de tensions entre les populations locales et les réfugiés face au manque d’accès aux services de base (soins de santé, éducation, etc.), et au partage des ressources naturelles qui sont déjà limitées. La situation reste toujours critique, et si la phase d’urgence tend à se stabiliser, elle évolue progressivement vers une crise ‘chronique’.

Quelle est la priorité pour HI actuellement ?

Permettre à toutes les personnes vulnérables d’avoir accès aux soins de réadaptation, à un soutien psychologique et aux services de base (soins de santé, etc.). Permettre également à tous les enfants , handicapés ou non, d’avoir accès à l’éducation. HI soutient une trentaine d’écoles, forme les enseignants, rend les établissements accessibles à tous (en installant par exemple des rampes), et sensibilise les familles pour qu’elles envoient leurs enfants à l’école. Grâce à ce projet, environ 500 enfants handicapés sont aujourd’hui scolarisés.  

 

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