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Un fauteuil roulant adapté pour les enfants handicapés

Réadaptation
Haïti
Un fauteuil roulant adapté peut changer la vie d’un enfant Haïtien lourdement handicapé. Par exemple, un enfant qui a toujours été alité, peut désormais se tenir assis et observer son environnement. C’est ainsi tout son champ de vision qui s’en trouve modifié, mais aussi, et surtout, toute sa présence au monde. Conscients de l’importance de ce type d’appareillage dans la vie des enfants, l’équipe de Handicap International, qui sillonne les quartiers de Port-au-Prince, est donc très enthousiaste pour ce projet.
Marie examine Stevens, soutenu par Ricot, son papa

Un fauteuil roulant adapté peut changer la vie d’un enfant haïtien lourdement handicapé. Par exemple, un enfant qui a toujours été alité, peut désormais se tenir assis et observer son environnement. C’est ainsi tout son champ de vision qui s’en trouve modifié, mais aussi, et surtout, toute sa présence au monde. Conscients de l’importance de ce type d’appareillage dans la vie des enfants, l’équipe de Handicap International, qui sillonne les quartiers de Port-au-Prince, est donc très enthousiaste pour ce projet.

Marie et Frantz forment une équipe très efficace dès qu’ils arrivent dans une famille. Frantz, qui  est technicien et qui achève sa formation d’orthoprothésiste  (organisée par Handicap International), sort immédiatement sa caisse à outils et adapte les fauteuils roulants afin qu’ils conviennent le mieux possible aux enfants. Marie, qui travaille comme kinésithérapeute pour Handicap International depuis le séisme de janvier 2010,  en profite d’examiner les enfants et donner des conseils aux parents. Aujourd'hui, ils rendent visite au petit Stevens.

 « Stevens adore son fauteuil »

Stevens Berthomieux, 4 ans, avait six mois quand une méningite a attaqué son cerveau. « Ça nous a pris beaucoup de temps pour aller à l’hôpital. Quand nous sommes arrivés, il avait déjà beaucoup de lésions cérébrales », se souvient Ricot, père de Stevens et d’un frère plus âgé.

Ce matin de novembre 2013, quand Frantz et Marie arrive chez la famille à Martissant - un quartier très peuplé de Port-au-Prince - pour un contrôle. Stevens est dans son fauteuil roulant adapté. Il est dans la petite cour et regarde le trafic. « Il adore son fauteuil chaise », raconte Ricot. « Il ne peut pas se tenir assis sans soutien, ce fauteuil est donc essentiel pour lui. Il lui permet de regarder les voitures ou les poules quand il est dans la cour derrière la maison. Quand on le sort de sa chaise, il est très fâché. »  C’est Handicap International qui a réalisé les adaptations du fauteuil. Une tablette pour que l’enfant puisse poser ses mains, une assise qui épouse la forme de son dos, et des repose-pieds rehaussés pour qu’il puisse s’y appuyer. Du sur-mesure nécessaire, que la famille ne pouvait pas s’offrir dans un pays où l’aide sociale est inexistante et les structures spécialisées très rares.

« C’est clair que ce fauteuil stimule l’enfant aussi au niveau intellectuel grâce aux stimuli visuels », souligne Marie. « C’est satisfaisant. Mais au niveau physique, l’enfant a besoin de plus de stimulation. » Elle explique au papa : « La réadaptation, ce n’est pas un processus d’une semaine, ni d’un mois. Ce n’est jamais fini. Je sais que c’est dur, mais sachez que votre  fils  a des capacités. S’il est bien stimulé, il pourrait arriver à se bouger un petit peu. Il faut y croire. »
 

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