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Y, premier bénéficiaire du projet « Welcome to Life »,

Santé
Vietnam
Le district montagneux de Ninh Hoa est l’un des plus pauvres de la province de Khanh Hoa, en partie peuplé par la minorité ethnique Ede. Anciens nomades sédentarisés depuis un siècle, les Ede vivent dans des conditions de dénuement extrême. En conséquence, la mortalité infantile y atteint le record de 4 % et le taux de malnutrition infantile y est de 20%.
Y pendant son hospitalisation
Le district montagneux de Ninh Hoa est l’un des plus pauvres de la province de Khanh Hoa, en partie peuplé par la minorité ethnique Ede. Anciens nomades sédentarisés depuis un siècle, les Ede vivent dans des conditions de dénuement extrême. En conséquence, la mortalité infantile y atteint le record de 4 % et le taux de malnutrition infantile y est de 20%.
Moteur de l’économie, les femmes sont particulièrement impliquées dans les travaux agricoles (café, riz, manioc), et ce même pendant leur grossesse, qui peut rarement atteindre son terme. La combinaison des mauvaises conditions d’accouchement et de la prématurité multiplie les risques de handicap pour le bébé.
Ainsi, le petit Y est né à la maison avec un mois d’avance. L’accouchement s’étant bien déroulé, sa jeune maman (22 ans) a pu immédiatement reprendre ses travaux et s’occuper du grand frère de Y, âgé d’un an. Cependant, Y pleurait anormalement, ne dormait pas, et refusait le sein.

Là, le pédiatre partenaire de Handicap International a constaté que Y souffrait d’hydrocéphalie, augmentation du liquide céphalo-rachidien qui comprime le cerveau, entraînant des céphalées insupportables, et des lésions définitives. En l’absence de soins, Y aurait été condamné à une vie très courte, végétative et martyrisante.
Le traitement de l’hydrocéphalie est avant tout chirurgical : il s’agit de placer un ‘shunt’, une dérivation qui permet au surplus de liquide de s’écouler dans l’estomac. La technique est connue au Viêt Nam, mais les shunts, européens, coûtent des milliers d’euros, ce que la famille de Y ne pourra économiser en une vie.
Une collaboration avec l’International Federation of Spina Bifida (IFSB), association basée à Bruxelles, a permis de résoudre ce problème : l’IFSB fournit gratuitement des shunts d’origine indienne, à moindre coût, et surtout les protocoles de placement et de suivi adaptés aux pays en voie de développement.

Y a donc pu être opéré et, depuis ce jeudi 25 mai, comme par miracle, il s’est arrêté de pleurer, dort bien, et s’alimente enfin. Un premier bilan neurologique est positif : pris en charge à temps, le cerveau de Y n’a pas subi de dommages irréversibles.
Y connaîtra donc les joies de l’enfance et une vie normale. Il devra juste être suivi pendant toute sa croissance. Les agents de santé et volontaires du réseau communautaire du projet « Welcome to Life », formés par Handicap International, surveilleront le bon fonctionnement du shunt, et référeront Y à l’hôpital en cas de problème.

 

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