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Yolanda, diabétique, sortie d'une spirale infernale

Prévention Réadaptation
Philippines
À Davao City, aux Philippines, Yolanda, 52 ans, vit avec le diabète depuis 16 ans. Elle a découvert sa maladie suite à une perte de poids anormale. Dix ans après, elle a dû se résoudre à accepter l’amputation de sa jambe pour sauver sa vie, après s’être blessée au pied. En effet, l’une des complications fréquentes du diabète, couramment appelée le « pied diabétique », est liée à une blessure au pied qui s’infecte, entraînant un ulcère qui, non soigné, provoque une infection généralisée. Pour éviter la gangrène, le seul moyen est alors l’amputation.
Yolanda essaye sa prothèse en s'appuyant sur les barres parallèles

À Davao City, aux Philippines, Yolanda, 52 ans, vit avec le diabète depuis 16 ans. Elle a découvert sa maladie suite à une perte de poids anormale. Dix ans après, elle a dû se résoudre à accepter l’amputation de sa jambe pour sauver sa vie, après s’être blessée au pied. En effet, l’une des complications fréquentes du diabète, couramment appelée le « pied diabétique », est liée à une blessure au pied qui s’infecte, entraînant un ulcère qui, non soigné, provoque une infection généralisée. Pour éviter la gangrène, le seul moyen est alors l’amputation. L’exemple de sa mère, elle-même diabétique et amputée, l’a alors incitée à accepter cette ultime solution. Elle savait qu’il n’y avait pas d’autre alternative possible, que c’était une question de vie ou de mort.

La maladie de Yolanda a rapidement entraîné toute la famille dans une spirale infernale. Occupant un poste de comptable dans une petite entreprise, elle est la seule personne de la famille à avoir un emploi stable générant un revenu régulier. Avec sa mère, son mari et trois enfants à charge, son salaire ne suffit guère à faire vivre tout le monde et à faire face aux dépenses générées par la maladie.

Vivre avec le diabète est difficile pour les personnes pauvres. Les risques liés à la maladie sont décuplés par le manque d’accès aux médicaments, aux soins et aux consultations. Yolanda doit prendre un traitement oral mais les médicaments coûtent cher. Il lui faut aussi contrôler régulièrement sa glycémie, ce qui l’oblige à jongler entre les visites médicales et son travail. Elle n’a pu assister qu’une seule fois à un groupe de paroles réunissant des personnes diabétiques. Ces réunions sont organisées par Handicap International pour permettre aux malades d’échanger des informations utiles et d’apprendre à mieux vivre avec le diabète.

Aujourd’hui, Yolanda a désespérément besoin d’une nouvelle prothèse[1], plus légère et mieux adaptée. Celle-ci lui permettra d’éviter de nouvelles blessures et de rester active. Encore quelques séances d’essayage et la vie lui semblera un peu plus facile.



[1]Handicap International assure un support technique à la Davao Jubilee Fundation, qui effectue les appareillages.

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