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Armes légères : le lourd héritage du conflit libyen

Mines et autres armes
Libye
Alors que la Libye célèbre ce 17 février le 2e anniversaire de l’Appel au soulèvement qui a conduit à la chute du régime du Colonel Kadhafi, Handicap International souhaite attirer l’attention du public sur la prolifération dramatique des armes légères parmi les civils : la plupart des familles libyennes possèdent en effet une arme. Chaque jour, alors que le pays n’est plus en conflit, des Libyens sont victimes de la violence armée. Afin de réduire les risques pour les populations, l’association conduit des projets de réduction et de prévention de la violence armée, notamment à Tripoli. Des opérations similaires sont développées au Mali, pays qui a vu se déverser une quantité importante d’armes en provenance des stocks libyens.

Alors que la Libye célèbre ce 17 février le 2e anniversaire de l’Appel au soulèvement qui a conduit à la chute du régime du Colonel Kadhafi, Handicap International souhaite attirer l’attention du public sur la prolifération dramatique des armes légères parmi les civils : la plupart des familles libyennes possèdent en effet une arme. Chaque jour, alors que le pays n’est plus en conflit, des Libyens sont victimes de la violence armée. Afin de réduire les risques pour les populations, l’association conduit des projets de réduction et de prévention de la violence armée, notamment à Tripoli. Des opérations similaires sont développées au Mali, pays qui a vu se déverser une quantité importante d’armes en provenance des stocks libyens.

L’appel au soulèvement du 17 février 2011 en Libye avait engendré des violences extrêmes entre les forces de Mouammar Kadhafi et ses opposants. Le mouvement de contestation a ensuite cédé la place à une répression provoquant des milliers de morts et de blessés. Des mines terrestres (antipersonnel et anti-véhicule) et des sous-munitions ont été utilisées durant le conflit, menaçant la sécurité des civils. Deux ans après le premier soulèvement, si le régime du Colonel Kadhafi est tombé depuis octobre 2011 et les combats ont cessé, le danger est toujours omniprésent. A la menace des mines et restes explosifs de guerre s’ajoute celle des armes légères de toutes sortes qui prolifèrent aux mains des civils qui ne maîtrisent pas leur maniement. A l’heure où l’on célèbre le deuxième anniversaire de l’Appel au soulèvement, les victimes de violence armée continuent d’affluer dans les hôpitaux.

En 2012, environ 1 600 personnes victimes d’armes légères ont été accueillies rien que dans deux hôpitaux de Tripoli, soit plus de quatre victimes par jour. 15% d’entre elles avaient moins de 15 ans. Suite à l’ouverture des stocks de l’armée libyenne durant la période des combats et à la livraison d’armes effectuées par les Etats durant le conflit, la plupart des familles libyennes possèdent au moins une arme chez elles, alors que la population était jusqu’à présent peu aguerrie au maniement de celles-ci.

Pour éloigner cette menace des populations, Handicap International sensibilise, depuis avril 2012, les civils aux risques liés aux armes légères. La dizaine de membres de l’équipe explique donc les règles de sécurité (ne pas laisser les armes à portée des enfants, mettre le cran de sécurité, séparer les munitions des armes, ne pas tirer en l’air lors de manifestations publiques…) afin de prévenir les accidents. Au total, depuis le début de l’intervention de Handicap International en Libye, plus de 36.000 tracts de sensibilisation et 3.000 posters ont été distribués, plus de 600 professeurs formés que ce soit à Benghazi, Brega, Misrata, Sirte ou encore Tripoli... Le dispositif est complété par la diffusion de messages sur 6 radios libyennes et des sessions de sensibilisation.

Le Mali proche, qui a vu le déclenchement d’une opération militaire franco-malienne début janvier, est également lourdement contaminé par les armes légères qui proviennent notamment des stocks libyens. L’association développe des projets spécifiques (déminage/destruction des armes, prévention aux risques de mines/armes légères, évaluations d’impact, collecte d’informations, assistance aux victimes…) pour limiter les conséquences de ce fléau. « Devant la menace accrue que représente la violence armée au Mali, nous proposons des projets de prévention pour que les accidents soient limités, explique Sylvie Bouko spécialiste des questions de réduction de la violence armée à Handicap International. Concrètement, nous diffusons des messages de sécurité, à travers des sessions directes de prévention, ou en formant des personnes qui pourront relayer ces messages dans leurs communautés ». 

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