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L’Afghanistan ratifie le Traité d’Oslo malgré la pression des Etats-Unis

L’Afghanistan a annoncé officiellement être devenu le 62e Etat partie au Traité d’Oslo qui interdit les armes à sous-munitions lors de la cérémonie d’ouverture de la seconde Conférence des Etats parties au traité à Beyrouth (Liban) le 12 septembre.
Feu et fumée : des armes sont détruites

L’Afghanistan a annoncé officiellement être devenu le 62e Etat partie au Traité d’Oslo qui interdit les bombes à sous-munitions (BASM) lors de la cérémonie d’ouverture de la seconde Conférence des Etats parties au traité à Beyrouth (Liban) le 12 septembre.

L’Afghanistan est l’un des pays les plus pollués au monde par ces armes. Des sous-munitions ont été utilisées par l’Union soviétique et les Etats-Unis entre 1979 et 2002 et au moins 745 personnes ont été blessées par ces armes depuis 1980.

En seulement quelques mois (octobre 2001 - début 2002), les forces américaines ont largué près de 250 000 sous-munitions sur le territoire afghan.

Aujourd’hui, des dizaines de milliers de civils vivent au quotidien sous la menace de ces armes.

Handicap International se réjouit de l’annonce faite par l’Afghanistan. L’association admire d’autant plus cette décision que le pays avait subi des pressions américaines en 2008 pour qu’il ne le signe pas, comme le révèlent certains câbles diffusés par Wikileaks le 20 mai 2011. « La décision de l’Afghanistan est d’autant plus admirable qu’elle montre que l’urgence de se débarrasser de ces armes est supérieure aux pressions politiques des alliés. Nous invitons tous les Etats non parties à rejoindre au plus vite le Traité d’Oslo », nous explique Paul Vermeulen, responsable du plaidoyer et de l’action politique à Handicap International.

Handicap International est présente en Afghanistan depuis les années 1980. Elle a mené des actions de déminage et gère toujours des projets d’éducation aux risques des mines et autres restes explosifs de guerre, comme les sous-munitions. Elle est également engagée auprès des victimes pour éviter leur exclusion et favoriser leur insertion socio-professionnelle.

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