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Les personnes comme moi ont besoin d'aide

Réadaptation
Vietnam
Thuy est une jeune femme de 22 ans. Depuis février 2013, elle fait de la rééducation au Khanh Hoa Rehabilitation Hospital à Nha Trang, une ville étouffante de chaleur. Thuy est atteinte d’une lésion de la moelle épinière, la laissant paralysée de la poitrine aux orteils. Grâce à Handicap International, Thuy reçoit chaque jour un traitement de kinésithérapie délivré par des kinésithérapeutes formés à cette prise en charge.  
Thuy et sa soeur, dans le jardin du centre

Thuy est une jeune femme de 22 ans. Depuis février 2013, elle fait de la réadaptation au Khanh Hoa Rehabilitation Hospital à Nha Trang, une ville étouffante de chaleur. Thuy est atteinte d’une lésion de la moelle épinière, la laissant paralysée de la poitrine aux orteils. Grâce à Handicap International, Thuy reçoit chaque jour un traitement de kinésithérapie délivré par des kinésithérapeutes formés à cette prise en charge.  

En avril 2012, le bus de Thuy a fait une chute de vingt mètres dans un ravin. 34 des 40 personnes y ont perdu la vie. Thuy et sa fille de deux ans ont survécu à l’accident. Hélas, pour son mari, il n’y avait plus rien à faire. « Je ne savais pas ce qui se passait. J’étais consciente, mais je ne pouvais penser à rien. Je ne sentais plus rien dans mes jambes. Je ne pouvais plus bouger non plus. Je ne peux pas raconter ce que j’ai ressenti, parce que je ne pouvais plus du tout penser. » À l’hôpital de Dac Lac, on a dit à Thuy qu’elle avait de trop graves lésions et qu’on ne pouvait pas l’aider. Elle a été transférée à l’hôpital de Ho Chi Minh Ville. Compte tenu de la gravité de son état (elle avait des problèmes aux poumons et au foie), il fallut attendre 25 jours pour qu’elle soit opérée une première fois. Le sort s’acharna sur elle : Thuy contracta une infection osseuse.

« Je me sentais vraiment désespérée et triste. Ma mère est morte quand j’avais huit ans et il y a cinq ans, mon père a eu un grave accident de moto. Je n’avais plus que mon mari et ma fille. Je travaillais à la campagne. Maintenant, je ne peux plus marcher. Les voisins me regardent d’une drôle de façon parce que je suis handicapée. Je n’ai plus d’avenir. Mon seul souhait est de pouvoir donner un bel avenir à ma fille. » En ce moment, la fille de Thuy vit chez son oncle. De temps en temps, ils viennent lui rendre visite. Elle culpabilise énormément de ne pas pouvoir s’occuper de son enfant.

À l’hôpital, Thuy reçoit chaque jour des séances de kinésithérapie. Afin de pouvoir aider des gens comme Thuy, les infirmières ont reçu une formation spéciale de la part de Handicap International. « Je me sens bien ici. Je fais des exercices chaque jour et j’y ai des amis. Ils me comprennent parce qu’ils sont dans la même situation que moi. »

Thuy ne contrôle plus son corps. C’est pourquoi elle doit toujours porter une couche. Elle est extrêmement dépendante de l’aide des autres. Mun, sa sœur de 16 ans, a arrêté ses études provisoirement afin de s’occuper de ses soins quotidiens.

En Belgique, des personnes comme Thuy pourraient rentrer chez elles, mais la jeune femme vient d’une famille pauvre. Elle n’a pas les moyens d’adapter sa maison à ses besoins. Il lui est également impossible de venir quotidiennement au centre pour faire ses exercices. En ce moment, elle reçoit de l’argent d’un fonds. Elle peut ainsi rester au centre de réadaptation. Mais après 60 jours, elle devra introduire une nouvelle demande.   

Thuy raconte son histoire sans montrer aucune émotion, même si elle est heureuse d’avoir l’occasion de pouvoir le faire... « Le monde doit savoir qu’il y a des gens comme moi qui ont besoin d’aide »

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