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Mali : « L’aide humanitaire doit atteindre les populations le plus rapidement possible »

Urgence
Mali
Les combats qui ont repris de façon intensive ces derniers jours ont contraint Handicap International à suspendre temporairement ses activités au Mali. L’association, qui effectue notamment des distributions de denrées alimentaires[1] dans la partie Nord du Pays[2] depuis l’été 2012, a demandé à l’ensemble de ses équipes de se mettre à l’abri et de se tenir prêtes à relancer, dès que possible, les programmes d’assistance aux populations civiles.

Les combats qui ont repris de façon intensive ces derniers jours ont contraint Handicap International à suspendre temporairement ses activités au Mali. L’association, qui effectue notamment des distributions de denrées alimentaires[1] dans la partie Nord du Pays[2] depuis l’été 2012, a demandé à l’ensemble de ses équipes de se mettre à l’abri et de se tenir prêtes à relancer, dès que possible, les programmes d’assistance aux populations civiles.

Pour Marc Vaernewyck, directeur belge du programme Mali de Handicap International, si cette intervention était prévisible, la situation n’en est pas moins préoccupante, et les opérations militaires en cours doivent à tout prix permettre un redéploiement rapide de l’aide humanitaire : « le 9 Janvier nous avons été contraints de suspendre nos activités, et nous sommes bien sûr très préoccupés par le sort des populations qui survivaient déjà dans des conditions très difficiles, et se trouvent aujourd’hui privées d’aide humanitaire. Il faut à tout prix que les combats qui ont lieu en ce moment épargnent les populations civiles, mais il faut aussi que l’intervention ouvre la voie, le plus rapidement possible, à une reprise des opérations humanitaires. »

Avant même la reprise des combats, près de 200.000[3] personnes avaient déjà dû se déplacer à l’intérieur du pays pour se mettre en sécurité. Ces personnes qui se retrouvent aujourd’hui privées de leur moyens de subsistance, doivent absolument être soutenues par des opérations humanitaires jusqu’à ce qu’elles puissent retourner chez elles.

De plus, ces affrontements, s’ils devaient durer, risquent de provoquer de nouveaux déplacements de population vers les pays voisins, comme le Burkina Faso et le Niger. Handicap International, présente dans ces deux pays, se prépare dès à présent à ce scénario pour pouvoir répondre au plus vite à une situation de crise. « Comme tous les acteurs humanitaires présents sur place, nous avons été contraints de suspendre temporairement nos activités pour préserver la sécurité de nos équipes, mais nous sommes déjà aujourd’hui dans la phase de redéploiement. Nous travaillons en ce moment à relancer nos activités dans la région de Mopti et à entamer les évaluations pour mesurer les besoins des populations les plus fragiles de cette région qui accueille un grand nombre de personnes déplacées. » 

Les distributions d’aide humanitaire, mais également le travail de prévention des risques liés aux restes explosifs de guerre doit reprendre au plus vite, avant que les populations civiles déplacées ne retournent là où des combats auront laissé leur lots d’engins non explosés. « Le travail de prévention que nous faisons auprès des populations, en particulier les enfants est indispensable. L’année dernière, 52 personnes ont déjà été blessées par des mines ou des restes explosifs de guerre (comme des grenades ou des obus non explosés par exemple), dont 31 enfants. C’est pourquoi nous devons reprendre nos actions au plus vite, et pouvoir très rapidement élargir nos zones d’intervention partout où la situation sécuritaire le permettra. Au Mali, mais également dans les pays voisins  si nous devions constater un accroissement rapide du nombre de réfugiés.»



[1]Mais également des distributions de semences, et des activités de sensibilisation aux risques liés à la présence de restes explosifs de guerre, de soutien psychosocial à destination des enfants, et d’inclusion des personnes handicapées à la réponse humanitaire.

[2]Partie du pays occupée jusqu’alors par des groupes armés islamistes – Ansar Eddine, soutenus par AQMI (Al-Qaida au Maghreb Islamique) – et indépendantistes touaregs – MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad).

[3]198 558 selon le bulletin d’information de OCHA (Office for the Coordination of Humanitarian Affairs) du 7 janvier 2013 : http://www.unocha.org/crisis/sahel

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