Accès direct au contenu

Réapprendre les gestes du quotidien

Réadaptation
Haïti
Handicap International mène ses activités de santé en coordination avec le Gouvernement haïtien et d’autres acteurs - internationaux et nationaux – du secteur de la santé. Le personnel haïtien recruté compte principalement des professionnels de la réadaptation et des travailleurs communautaires. Depuis l’ouverture du centre début mars 2010 et jusqu’au 1er septembre 2011, 1 409 patients ont été enregistrés, dont 531 pour recevoir une prothèse de membre inférieur et 728 une orthèse . Près de 4 500 séances de rééducation ont eu lieu. 
photo d' Islène, amputée des deux bras réapprend les gestes du quotidien

Handicap International mène ses activités de santé en coordination avec le Gouvernement haïtien et d’autres acteurs - internationaux et nationaux – du secteur de la santé. Le personnel haïtien recruté compte principalement des professionnels de la réadaptation et des travailleurs communautaires. Depuis l’ouverture du centre début mars 2010 et jusqu’au 1er septembre 2011, 1 409 patients ont été enregistrés, dont 531 pour recevoir une prothèse de membre inférieur et 728 une orthèse . Près de 4 500 séances de rééducation ont eu lieu.

L’espace « activités de la vie quotidienne » (AVQ)

Animé par un kinésithérapeute ou un ergothérapeute, par une assistante elle-même amputée d’un bras (appareillée par Handicap International) et par un travailleur psychosocial, cet espace est situé à l’intérieur du centre de rééducation fonctionnelle de Port-au-Prince.

Il permet à toutes les personnes accueillies :

  • d’essayer les aides techniques à la vie quotidienne (à la cuisine, lessive, à l’écriture) ;
  • d’évaluer l’intérêt de ces aides techniques et de ne pas faire de « donation non réfléchie » ;
  • de s’entraîner à leur utilisation si nécessaire ;
  • d’évaluer et imaginer une adaptation spécifique de ces aides le cas échéant.

Cet espace accueille les patients appareillés d’un membre supérieur afin de les rendre autonomes le plus vite possible avec leur prothèse et d’éviter ainsi le rejet ou la sous utilisation de celle-ci. Dans le détail, ils se familiarisent avec la prothèse et la manière de l’entretenir ; ils s’entraînent au contrôle de la pince mécanique et le cas échéant au contrôle associé du coude mécanique, au dosage de la force ; ils sont confrontés à des mises en situation de vie quotidienne et aux activités nécessitant l’utilisation de la prothèse et du bras valide.

Les bénéficiaires peuvent ainsi se confronter aux activités de la vie quotidienne dans un contexte sécurisant, soutenu par des intervenants et sans avoir peur de l’échec face aux regards d’autrui. Plusieurs activités sont réalisées : exercices de cuisine, lavage et étendre du linge, faire la vaisselle, porter des objets, se déplacer, changer et nourrir un bébé, faire un lit, s’habiller…

L’espace AVQ favorise également la mise en place d’activités de médiation avec les équipes psychosociales, pour laisser émerger les angoisses et difficultés personnelles mais aussi l’échange de conseils et permettre la création de réseaux informels d’entraide et de soutien entre les bénéficiaires.

Cet espace peut enfin accueillir des personnes appareillées d’un membre inférieur chez qui il aura été détecté des difficultés d’autonomisation. Il vient alors en complément du parcours de marche.

Appareillage des membres inférieurs (depuis mars 2010)

Dans un premier temps, des prothèses temporaires d’urgence ont été fournies aux personnes amputées des membres inférieurs. Étape indispensable dans le processus d’appareillage, ces prothèses provisoires permettent de remettre très vite le patient en position debout, de le préparer à recevoir une prothèse définitive et de favoriser sa réinsertion rapide dans la société.

La production de prothèses définitives, plus longues à fabriquer mais plus esthétiques et plus durables, a débuté dès le mois d’avril 2010. Conçues pour durer entre trois et cinq ans pour un adulte, elles doivent être changées tous les six mois pour un enfant en pleine croissance.

Parcours sur le toit

Un parcours comprenant plusieurs terrains accidentés reproduisant la réalité des voies de circulation à Port-au-Prince a été réalisé sur le toit du centre de rééducation fonctionnelle. Il est destiné aux personnes déjà fortement autonomes avec leurs prothèses.

Atelier de danse

Fabienne Michel, amputée fémorale appareillée par Handicap International, était une danseuse de hip-hop et danse traditionnelle très connue en Haïti. Elle a constitué un atelier de danse pour les bénéficiaires. Depuis le mois de mai 2011, elle travaille à la création de quatre chorégraphies, accompagnée de deux percussionnistes. Les séances se déroulent dans le gymnase du centre de rééducation fonctionnelle, toutes les semaines depuis le mois de juin.
 

Pour aller plus loin

COVID-19 : Les kinés de Handicap International sensibilisent au sujet des mesures d’hygiène à respecter
© Phil Sheppard / Handicap International
Réadaptation Santé Urgence

COVID-19 : Les kinés de Handicap International sensibilisent au sujet des mesures d’hygiène à respecter

Face à la propagation de l’épidémie de Covid-19 dans le monde, les équipes de Handicap International (H.I.) adaptent leurs activités et viennent en aide aux populations à risque. L’association informe notamment les populations locales au sujet des gestes d’hygiène à respecter. Pauline Falipou, experte en réadaptation d’urgence pour H.I., témoigne.

Yémen, toute une génération blessée à vie Mines et autres armes Réadaptation Urgence

Yémen, toute une génération blessée à vie

Depuis le début du conflit au Yémen, Handicap International a pris en charge plus de 3 000 victimes d’armes explosives, dont 850 victimes de mines et de restes explosifs de guerre. Presque tous présentent des handicaps résultant de leurs blessures et auront besoin d’un suivi spécifique à vie. L’association est profondément préoccupée par les obstacles multiples aux interventions humanitaires et à l’accès aux populations. Thomas Hugonnier, directeur des opérations pour l'organisation au Moyen-Orient, témoigne de la situation dans le pays.

« Avec Olivier, le psychologue de HI, je me sens ‘à l’aise’ »
© Patrick Meinhardt/HI
Réadaptation Santé Urgence

« Avec Olivier, le psychologue de HI, je me sens ‘à l’aise’ »

Héritier, 23 ans, était capitaine d’une équipe de pêcheurs au Sud Kivu (République démocratique du Congo). Attaqué chez lui en pleine nuit, blessé au bras, il suit aujourd’hui des séances avec Noela, kiné de HI, qui l’aide à retrouver l’usage de son bras et de sa main. Il voit aussi Olivier, un psychologue avec qui  il se sent « à l’aise ».