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Regard sur le Vietnam

Vietnam
Après quinze années passées à la tête du programme Vietnam, Patrick Le Folcalvez remettait en janvier dernier le flambeau à son successeur. L’émotion était grande au sein de l’équipe de Handicap International. Nous avons saisi l’occasion pour dresser, avec Patrick, un bilan des activités de l’organisation dans ce pays.
Patrick P. Le Folcalvez, ancien directeur de programme de HI au Vietnam

Après quinze années passées à la tête du programme Vietnam, Patrick Le Folcalvez remettait en janvier dernier le flambeau à son successeur. L’émotion était grande au sein de l’équipe de Handicap International. Nous avons saisi l’occasion pour dresser, avec Patrick, un bilan des activités de l’organisation dans ce pays.

J’ai commencé en 1992, et déjà comme «directeur de programme», si l’on peut dire, puisque celui-ci se réduisait à … moi-même: le premier projet consistait en effet à former un petit département de réadaptation fonctionnelle au sein d’un hôpital.Ne disposant d’aucun équipement, la seule activité était une formation par l’expert que j’étais (mais qui a sans doute appris bien davantage de ses élèves).

Quels types de projets menait Handicap International à l’époque ?

En général, les projets de l’époque avaient une approche plus directe des bénéficiaires, et un champ d’action beaucoup plus limité qu’à présent.Tous les projets tournaient autour de la réadaptation physique et les volontaires expatriés bricolaient avec les moyens du bord. Ces «bricolages » au plus proche des bénéficiaires ont fait la force de Handicap International qui,grâce à son histoire, a su garder malgré les évolutions son esprit innovant, son souci d’efficacité et son militantisme.

Qu’est-ce qui a changé depuis lors ?

L’association a évolué, et en parallèle les contextes des pays ont évolué également.Au Vietnam, cette mutation est marquée par une croissance très rapide, qui a apporté de nouveaux problèmes, effets secondaires de cette croissance. Les projets de Handicap International ont dû s’adapter à ces changements. Nous avons ainsi pu développer des concepts innovants et reproductibles ailleurs, comme nos projets de sécurité routière par exemple.

Quel bilan dresses-tu au moment de partir?

J’ai eu la chance de suivre des projets de A à Z, de leur identification à leur autonomisation, puis de les visiter plusieurs années plus tard et de constater qu’ils tournent toujours, et qu’ils ont même parfois progressé. Pour ce qui me concerne ce bonheur a été renouvelé une dizaine de fois !!

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