Goto main content

Six mois après le cyclone Idai, les cicatrices du Mozambique

Urgence
Mozambique

En mars et en avril 2019, le Mozambique a été frappé par deux cyclones, dont le très violent cyclone Idai. Retour sur l’intervention d’urgence de Handicap International.

© A.Neves / HI

Les deux cyclones qui ont frappé le Mozambique, ont affecté plus d’1,8 million de personnes et entrainé de lourds dégâts dans les provinces de Sofala, Cabo Delgado et Nampula. Le cyclone Idai, un des pires cyclones tropicaux en Afrique, a considérablement affecté les terres agricoles, les routes, les habitations et entrainé la perte des biens de subsistance des populations affectées. Aujourd’hui, la vie continue, mais les conséquences de cette catastrophe sont toujours bien présentes.

Handicap International (H.I.), en collaboration avec ses partenaires au Mozambique, est intervenue immédiatement afin d’apporter une aide d’urgence aux victimes du cyclone. H.I. a évalué les besoins des victimes en tenant notamment compte des personnes handicapées, qui ne sont pas suffisamment prises en compte dans les interventions d’urgence.

Retour sur notre intervention :

  • Une équipe mobile d’urgence a créé 6 cartes routières sur l’accessibilité de la route, distribuées à toutes les organisations humanitaires, et un rapport sur la logistique et la vulnérabilité, partagé avec les organisations humanitaires.
  • HI a coordonné les activités de déblaiement, en collaboration avec 443 habitants, afin d’évacuer plus de 7000m3 de débris dans les rues de Beira et dans 11 districts de la ville.
    Grâce à ces cartes routières et aux routes déblayées, de nombreuses organisations humanitaires ont eu plus facilement accès aux populations vivant dans des zones qui étaient devenues inaccessibles.
  • H.I. a aussi distribué des kits non-alimentaires (abris et matériel de cuisine) avec le soutien de Aktion Deutschland Hilft (ADH) et le bureau pour l’assistance à l’étranger en cas de catastrophe (OFDA – USAID) à plus de 3300 familles vulnérables (15 000 personnes, dont des personnes handicapées). Ces kits ont notamment permis aux familles de reconstruire leur maison.
  • Une équipe d’experts en protection sociale a identifié les personnes les plus à risque : femmes enceintes, enfants handicapés, etc., et leur a permis d’avoir accès aux services de base (soins de santé, éducation, etc.) dans les districts les plus affectés de Sofala. Jusqu’à présent, Handicap International a identifié plus de 200 personnes et apporté un soutien psychosocial aux enfants handicapés, leurs parents et aux femmes enceintes.
  • Notre organisation a aussi formé des organisations humanitaires (soutien technique, sensibilisation) afin qu’elles tiennent compte des plus vulnérables dans leur intervention d’urgence.

A plus long terme, Handicap International vise à renforcer la résilience des personnes les plus fragiles au Mozambique, afin qu’elles soient capables de se protéger en cas de catastrophes naturelles. L’association veut aussi que ces personnes vulnérables soient prises en compte dans les interventions d’urgence des autres organisations humanitaires, et aient accès aux services humanitaires (soins de santé, alimentation, accès à l’eau potable, etc.).

 

Publié le : 14 septembre 2021

Pour aller plus loin

Haïti : Un mois après le séisme
© R.CREWS/ HI
Urgence

Haïti : Un mois après le séisme

Un mois après un tremblement de terre a dévasté le sud-ouest d'Haïti, les besoins humanitaires restent immenses. La catastrophe a fait plus de 2 000 morts et mis 650 000 personnes dans le besoin.

« Tout a changé avec ma blessure »
© P.Poulpiquet/Handicap International
Urgence

« Tout a changé avec ma blessure »

Hozeifa a été blessé en 2016, lors d’un bombardement à Idlib, en Syrie. Désormais paraplégique, il vit dans une tente avec le reste de sa famille au Liban. Handicap International aide Hozeifa à s’adapter à sa nouvelle situation avec des sessions de soutien psychologique et de kinésithérapie.

« J’avais l’impression de vivre un cauchemar »
© P.Poulpiquet/Handicap International
Urgence

« J’avais l’impression de vivre un cauchemar »

Mayada, 48 ans, vient de la banlieue de Damas, en Syrie. En 2014, lorsqu’une bombe est tombée sur sa maison, elle a perdu son mari et sa fille. Elle-même a été blessée et a dû être amputée. Au Liban, où elle est réfugiée depuis deux ans, Mayada a été appareillée d’une prothèse par Handicap International.