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Soudan du Sud: Handicap International condamne l'utilisation d'armes à sous-munitions

Mines et autres armes
Soudan du Sud
Handicap International condamne l'utilisation d’armes à sous-munitions dans le sud du Soudan
Een man met een stok in het vluchtelingenkamp in Juba

Handicap International condamne l'utilisation d’armes à sous-munitions dans le sud du Soudan, rapportée par le service de l’action antimines des Nations-unies (SLAM) la semaine dernière suite à la découverte d’une nouvelle contamination par des sous-munitions près de la ville de Bor sur la route de Juba, capitale du pays.

" Nous n'avons pas d’information sur l’identité des responsables de cette nouvelle utilisation, mais nous condamnons toute utilisation de cette arme interdite", a déclaré Marion Libertucci, Responsable du plaidoyer pour Handicap International. "Les sous-munitions causent des dommages inacceptables aux civils et ne doivent jamais être utilisées "

Le Secrétaire général des Nations-unies, Ban Ki-Moon, a également condamné l'utilisation de sous-munitions au Soudan du Sud dans un communiqué publié mercredi et lors d’une déclaration hier.

Le Soudan du Sud souffre déjà d’une contamination par ces armes due à des utilisations antérieures. Selon le rapport de l’Observatoire des armes à sous-munitions, la présence de ces armes a été identifiée dans les 10 États du pays. « Il est irresponsable de causer une contamination supplémentaire au Soudan du Sud étant donné le caractère aveugle de l'arme et le fardeau actuel que le pays a déjà du mal à éliminer." a ajouté Marion Libertucci .

Une majorité des nations du monde ont complètement interdit l'utilisation des armes à sous-munitions par la Convention d’Oslo signée en 2008 et entrée en vigueur le 1er août 2010. Un total de 113 pays a signé cette Convention, qui interdit la production, l’utilisation, le commerce et le stockage de ces armes et exige la dépollution des zones contaminées ainsi que l'assistance aux victimes. 84 Etats l'ont déjà ratifiée.

Handicap International appelle tous les États à adhérer à la Convention d’Oslo au plus vite.

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