Accès direct au contenu

Sur les chemins de la réussite

Réadaptation
Vietnam
Melle Ngan travaillait dans notre équipe de réadaptation à base communautaire. A l’époque et durant des années, elle s’est occupée de Bui Thi Minh Ha, chez qui nous nous rendons aujourd’hui. Melle Ngan raconte : “Nous lui donnions un traitement de kinésithérapie et fabriquions des orthèses depuis qu’elle était toute petite. Aujourd’hui, elle est couturière et forme une famille heureuse avec son mari et un adorable petit garçon. »
Portrait de Mme Ha

Melle Ngan travaillait dans notre équipe de réadaptation à base communautaire. A l’époque et durant des années, elle s’est occupée de Bui Thi Minh Ha, chez qui nous nous rendons aujourd’hui. Melle Ngan raconte : “Nous lui donnions un traitement de kinésithérapie et fabriquions des orthèses depuis qu’elle était toute petite. Aujourd’hui, elle est couturière et forme une famille heureuse avec son mari et un adorable petit garçon. »

Une belle jeune femme se tient debout, un garçon à ses côtés, devant une petite maison dans un village tranquille. Ils s’apprêtent à partir pour rendre visite à la grand-mère de l’enfant. Aujourd’hui est un jour de fête au Vietnam et les familles se réunissent.

La maison est petite, mais propre. Mme Ha a maintenant 30 ans. Atteinte de poliomyélite quand elle était petite, elle s’en est trouvée handicapée à vie. Elle n’a pas pu aller à l’école, mais elle a étudié à la maison avec un instituteur du village. Mme Ha se souvient : « Quand j’étais petite, des kinés venaient me voir à la maison, et je recevais des orthèses gratuitement chaque fois que c’était nécessaire. J’ai même été amenée à Hô Chi Minh Ville, dans un atelier de Handicap International où l’on a réalisé pour moi des appareillages en aluminium. »

Réalisant l’importance d’être autonome et la nécessité d’avoir un travail pour pouvoir subvenir seule à ses besoins, elle a appris la couture à l’âge de 18 ans. « Cela a pris du temps, de la peine, des larmes même pour apprendre à me servir de la machine à coudre avec mes jambes mais finalement, j’y suis arrivée » se rappelle Ha. « Maintenant, j’ai un petit atelier de couture et je peux gagner de l’argent pour aider mon mari à prendre soin de la famille et surtout de notre fils de 6 ans. »

Elle évoque les difficultés de sa vie quotidienne et ses attentes pour l’avenir. Si Mme Ha mène une vie très heureuse avec sa famille, elle espère avoir petit à petit plus de clients ou obtenir un emploi stable dans une société de confection. « J’ai confiance dans mes capacités, je peux travailler dur et je souhaiterais que des employeurs nous donnent, à moi et aux autres personnes handicapées, une chance de prouver nos compétences. Je suis certaine que je pourrais effectuer ce travail réellement bien. »

De nombreux défis attendent encore cette petite famille. Espérons qu’avec leur amour et leur courage, ils seront capables de maintenir et développer encore davantage ce qu’ils ont réalisé jusqu’à présent. 

Pour aller plus loin

Le Covid-19 à travers le regard d’expatriés belges
© HI
Santé

Le Covid-19 à travers le regard d’expatriés belges

Comment se portent les autres pays pendant la crise de Coronavirus ? Nous avons posé la question à trois de nos employés belges à l'étranger : Virna Marchesin, responsable de nos actions à Cuba, Martin Jacobs, expert en réhabilitation technique au Vietnam, et Youri Francx, coordinateur de nos opérations en Ouganda.*

COVID-19 au Rwanda : une aide alimentaire pour les enfants handicapés
© HI
Prévention Réadaptation Santé

COVID-19 au Rwanda : une aide alimentaire pour les enfants handicapés

"Grâce à l'aide alimentaire, ma petite fille ne risque pas de souffrir de malnutrition en plus de son handicap..." Ce sont les mots de Kapitolina, quelques semaines après avoir reçu l'aide alimentaire de Handicap International pour la première fois. L'aide alimentaire fait partie des mesures de soutien aux parents d'enfants handicapés. Ce soutien est fourni depuis 2018 et se poursuit pendant la période de confinament pour atténuer les effets négatifs du Covid-19 sur les familles.


 

Gaza : le COVID-19 accroît l’isolement et le désespoir des personnes handicapées
© HI
Réadaptation Urgence

Gaza : le COVID-19 accroît l’isolement et le désespoir des personnes handicapées

Ihab vit avec sa femme, sa fille de quatre ans et son fils d’un an dans une petite maison à Gaza. Il a été blessé en 2019 lorsqu’une manifestation a dégénéré alors qu’il vendait des graines et des boissons fraiches dans la rue. Il a complètement perdu l’usage de ses deux jambes. Les mesures de confinement actuelles compliquent son rétablissement. Il nous raconte son histoire :