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Un Ban Advocate apporte son témoignage sur la journée internationale contre les mines

“Je suis heureux!” C'est Umedjon, une victime de mines, qui prononce ces mots, dans un anglais hésitant mais avec de joyeuses étincelles dans le regard. Avant qu'il ne commence à avoir des contacts contact avec Handicap International, il y a trois ans environ, tout était différent. Aujourd'hui, il est en Belgique à l'occasion du vernissage des expositions photos “Mines terrestres - Armes traîtresses” et “Scars of War”, installées dans le parc du Cinquantenaire à Bruxelles. 

“Je suis heureux!” C'est Umedjon, une victime de mines, qui prononce ces mots, dans un anglais hésitant mais avec de joyeuses étincelles dans le regard. Avant qu'il ne commence à avoir des contacts contact avec Handicap International, il y a trois ans environ, tout était différent. Aujourd'hui, il est en Belgique à l'occasion du vernissage des expositions photos “Mines terrestres - Armes traîtresses” et “Scars of War”, installées dans le parc du Cinquantenaire à Bruxelles.

Umedjon Naimov habite au Tadjikistan. Il avait douze ans quand, après avoir joué au football, il s'est réveillé à l'hôpital. “Nous n'avions aucune idée du fait que nous étions en train de jouer dans une zone dangereuse. Nulle part on ne pouvait voir un quelconque écriteau disant que cette zone était interdite. La seule chose dont je me souviens, c'est une énorme explosion.”
“Plus personne ne voudra encore me parler, tout le monde va m'exclure. C'est la première chose qui m'est venue à l'esprit après avoir repris connaissance. Pendant un an, j'ai dû suivre un programme de réadaptation. J'ai encore présente à l'esprit la peine que je lisais dans les yeux de ma mère. Elle voyait que je souffrais. Elle doutait de mon avenir. Je me sens très proche de ma mère. Elle a fait l'impossible pour essayer de sauver ma jambe, mais ce fut peine perdue.”

Quand il avait quinze ans, Umedjon se bagarrait avec un élève de sa classe quand ce dernier a heurté sa jambe. La douleur fut insupportable et il échoua de nouveau à l'hôpital. Là, le médecin lui expliqua qu'il faudrait l’amputer. Il est passé deux fois sur la table d'opération. Au cours des trois années qui ont suivi, Umedjon est à peine allé à l'école : ou bien il était en revalidation, ou bien il n'avait pas le courage de s'y rendre.

“J'étais si fâché! Sur tout et sur tout le monde. Je me disputais continuellement avec mes parents. Du joyeux garçon que j'étais avant, il ne restait plus rien. Cela n'allait tout simplement plus. Jusqu'au moment où, en 2010, je suis devenu Ban Advocate et où j'ai commencé à me rendre compte que je pouvais malgré tout faire quelque chose de ma vie. »

Les « Ban Advocates », un groupé crée par Handicap International en 2007, sontdes victimes des mines et d’armes à sous-munitions qui revendiquent leurs droits et ceux des autres survivants. Au cours de conférences internationales ou d’évènement régionaux ou locaux, ils plaident devant les autorités afin que les conventions liées à ces armes soient correctement appliquées ; afin que les zones contaminées par des engins de guerre non explosés soient déminées et surtout pour que les victimes puissent bénéficier de services médicaux et psychologiques adaptés à leurs besoins. Handicap International a également organisé des ateliers de support psychosocial pour les Ban Advocates, afin puissent mieux vivre avec le traumatisme qu'ils ont subi. “Après avoir participé à un tel groupe de travail, j'ai pu beaucoup mieux parler avec ma mère, qui a elle-même été victime d'un accident de la circulation”, déclare Umedjon.

“J'ai bien parfois encore du mal”, poursuit Umedjon. “Surtout lorsque, en rue, je dois affronter le regard insistant des gens parce que je n'ai qu'une jambe.” Mais pourtant, son sourire ne disparaît pas de son visage. “Je suis dans ma dernière année d'informatique, je veux me perfectionner en anglais et me mettrai bientôt en quête d'un emploi. Vous pouvez être sûr que je regarde l'avenir avec beaucoup de confiance en moi.”
 

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