Accès direct au contenu

Vers un nouvel Ottawa ?

Mines et autres armes
Genève. 17 novembre 2006. La conférence d'examen de la « Convention sur les Armes Conventionnelles » vient de s’achever. Bien que 30 Etats aient exprimé leur volonté d’interdire les armes à sous-munitions, d’autres Etats s’y sont opposés. La Norvège a alors pris la décision d’initier un processus en vue d’un nouveau traité d'interdiction sur les armes à sous-munitions. Un processus similaire à celui qui a conduit à l’interdiction des mines antipersonnel en 1997.
Genève. 17 novembre 2006. La conférence d'examen de la « Convention sur les Armes Conventionnelles » vient de s’achever. Bien que 30 Etats aient exprimé leur volonté d’interdire les armes à sous-munitions, d’autres Etats s’y sont opposés. La Norvège a alors pris la décision d’initier un processus en vue d’un nouveau traité d'interdiction sur les armes à sous-munitions. Un processus similaire à celui qui a conduit à l’interdiction des mines antipersonnel en 1997.



L'équipe de le Coalition contre les armes à sous-munitions à Genève
Le 02 novembre, Handicap International a publié «Fatal Footprint», un rapport qui dénonce le fait que 98% des victimes connues de sous-munitions sont des civils. Ces données précises et fiables ont achevé de convaincre 30 Etats de la nécessité de bannir ces armes.

Malheureusement, malgré leur volonté de commencer des négociations en ce sens, cette proposition a été rejetée par 8 pays dont la Chine, la Russie, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Les organisations militant contre les armes à sous-munitions ont donc appelé les Etats à réagir.

Après cinq ans de discussions, et alors que des civils continuent d’être quotidiennement tués et blessés par les sous-munitions, les Etats ont échoué à entamer des négociations en vue d’un nouveau traité interdisant les sous-munitions. Nous demandons à tous les Etats soucieux de protéger les civils de travailler de façon urgente à un nouveau traité, comme ils l’ont fait pour les mines antipersonnel, demandait Stan Brabant, Responsable de l’Unité politique de Handicap International.

Cet appel, similaire à celui de nombreuses autres organisations, semble avoir été entendu. Handicap International salue aujourd’hui la décision de la Norvège d’initier un processus en vue d’un nouveau traité pour interdire les armes à sous-munitions sur le plan international.

 
Pendant les deux semaines de la Conférence de Révision, 30 pays, dont la Belgique, ont exprimé leur soutien à des négociations internationales sur les armes à sous-munitions. D’autres Etats, y compris d’Afrique, d’Asie et du Moyen Orient, ont indiqué qu’ils seront bientôt prêts à appuyer officiellement des négociations.

Les sous-munitions mettent les civils en danger car elles éparpillent les munitions sur une très grande surface, garantissant ainsi des pertes civiles quand elles sont larguées sur des zones habitées. De plus, les sous-munitions laissent un grand nombre d’engins non explosés qui deviennent de facto des mines antipersonnel, tuant ou estropiant les gens longtemps après la fin du conflit.

Plus d'informations sur le rapport "Fatal Footprint"
Téléchargez ici "Fatal Footprint" en anglais
Publié le : 20 janvier 2021

Pour aller plus loin

Sous-munitions : des armes faites pour provoquer des massacres
© D. Kremer / HI
Mines et autres armes Urgence

Sous-munitions : des armes faites pour provoquer des massacres

Publié cette semaine, le rapport 2020 de l’Observatoire des sous-munitions révèle que de nouvelles attaques utilisant des armes à sous-munitions ont continué à se produire en Syrie en 2019. Les victimes sont toujours des civils, indique le rapport. Les utilisations récentes dans la guerre Arménie-Azerbaïdjan montrent que le combat pour éradiquer cette arme est loin d'être terminé.

Rapport 2020 de l’Observatoire des mines : « Le COVID-19 perturbe l'action contre les mines »
© Tannourine / HI
Mines et autres armes

Rapport 2020 de l’Observatoire des mines : « Le COVID-19 perturbe l'action contre les mines »

Le rapport 2020 de l'Observatoire des mines fait état d'un nombre élevé de victimes de mines, la majorité des victimes étant des civils. Mais la pandémie de COVID-19 a entraîné des défis imprévus.

Quand tombe la bombe
© Martin Crep/HI
Mines et autres armes

Quand tombe la bombe

Aujourd'hui, 90% des victimes des bombardements sur les zones densément peuplées sont des civils. Quel est le prix payé par la population lors des conflits aujourd'hui ? Quelles sont les solutions ?