Accès direct au contenu

Vietnam: un calin et une attelle

Réadaptation Santé
Vietnam
Dans la salle d'accouchement de l'hôpital de Khanh Hoa, Hië'n, une jeune femme de 32 ans, reprend son souffle. Hië'n va accoucher de son deuxième enfant. Pas de trace de son mari. Les femmes vietnamiennes accouchent seules, la plupart du temps. La transpiration coule du front de Hiê'n, mais elle ne pousse pas le moindre gémissement. A peine un quart d'heure plus tard, elle met au monde une petite fille. 
Baby Vo est né avec un pied bot

Dans la salle d'accouchement étouffante de l'hôpital de Khanh Hoa, Hiê'n, une jeune femme de 32 ans, reprend son souffle. Hiê'n va accoucher de son deuxième enfant. Pas de trace de son mari. Les femmes vietnamiennes accouchent seules, la plupart du temps. La transpiration coule du front de Hiê'n, mais elle ne pousse pas le moindre gémissement. A peine un quart d'heure plus tard, elle met au monde une petite fille.

Pendant qu'un médecin prodigue ses soins à la maman, la sage-femme emporte le bébé pour le laver, le mesurer et le peser. Elle écrit au marqueur bleu le nom de la maman sur le front de la petite. Ici, il est courant de ne pas donner de nom à l'enfant avant un mois.

Hiê'n serre sa petite fille un moment dans ses bras avant que la sage-femme ne parte avec le bébé pour une série d'examens. Elle examine la tête et place les petites jambes et les pieds minuscules l'un contre l'autre. Seul un oeil entraîné peut voir que cette mignonne petite fille, en apparence parfaite est née avec une malformation. Les muscles de son cou sont raides et elle a un pied bot. Les sages-femmes et les médecins de l'hôpital ont reçu une formation de Handicap International pour identifier les handicaps. il est extrêmement important que ce type de handicap soit pris en charge le plus vite possible pour prévenir de graves malformations.

Quelques heures à peine après sa naissance, le bébé va recevoir un traitement de kinésithérapie. Sans ce traitement, la petite fille ne pourrait pas marcher normalement et ne pourrait pas tenir sa tête correctement.

Quand le responsable du projet "Welcome to Life" de Handicap International appelle Hiê'n, quelques semaines plus tard, elle explique que tout va bien pour la petite. Le bébé a reçu le prénom de Vo et a un moins et vingt jours. Pendant trois semaines, Vo est allée chaque jour au service de réadaptation physique pour de la kiné. Et pour redresser son pied, elle a reçu une attelle de Handicap international. Vo doit encore aller à l'hôpital pour un contrôle mais sa maman est très heureuse. On ne remarque quasiment plus le pied bot de sa fille. 

Regardez notre reportage photo

Pour aller plus loin

Yémen, toute une génération blessée à vie Mines et autres armes Réadaptation Urgence

Yémen, toute une génération blessée à vie

Depuis le début du conflit au Yémen, Handicap International a pris en charge plus de 3 000 victimes d’armes explosives, dont 850 victimes de mines et de restes explosifs de guerre. Presque tous présentent des handicaps résultant de leurs blessures et auront besoin d’un suivi spécifique à vie. L’association est profondément préoccupée par les obstacles multiples aux interventions humanitaires et à l’accès aux populations. Thomas Hugonnier, directeur des opérations pour l'organisation au Moyen-Orient, témoigne de la situation dans le pays.

Face au Covid-19, les équipes de HI restent actives
© Patrick Meinhardt / HI
Santé Urgence

Face au Covid-19, les équipes de HI restent actives

Alors que l’Europe constitue désormais l'épicentre de la pandémie de coronavirus, le virus continue de se propager à travers la planète, semant le désarroi le plus total. Le nombre de personnes atteintes augmente chaque jour. Face à cette situation inédite et dramatique, Handicap International prend des mesures exceptionnelles pour protéger ses équipes tout en préservant ses capacités opérationnelles.

« Avec Olivier, le psychologue de HI, je me sens ‘à l’aise’ »
© Patrick Meinhardt/HI
Réadaptation Santé Urgence

« Avec Olivier, le psychologue de HI, je me sens ‘à l’aise’ »

Héritier, 23 ans, était capitaine d’une équipe de pêcheurs au Sud Kivu (République démocratique du Congo). Attaqué chez lui en pleine nuit, blessé au bras, il suit aujourd’hui des séances avec Noela, kiné de HI, qui l’aide à retrouver l’usage de son bras et de sa main. Il voit aussi Olivier, un psychologue avec qui  il se sent « à l’aise ».