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Indonésie: «De nombreux blessés sont encore sans soins»

Urgence
Arrivé à Padang dés vendredi, Johann Matti, coordinateur des projets d'urgence de Handicap International en Indonésie, a pu constater l'isolement et l'absence de soins que connaissent encore de nombreuses victimes du séisme. Beaucoup de gens parlent de la situation à distance, sans bien la connaître, souligne Johann Matti, coordinateur des projets d'urgence à Padang. Ainsi, il n'y a pas de pénurie d'essence, comme cela est dit dans plusieurs médias.
Séisme à Padang, Indonésie
Arrivé à Padang dés vendredi, Johann Matti, coordinateur des projets d'urgence de Handicap International en Indonésie, a pu constater l'isolement et l'absence de soins que connaissent encore de nombreuses victimes du séisme.
 
Beaucoup de gens parlent de la situation à distance, sans bien la connaître, souligne Johann Matti, coordinateur des projets d'urgence à Padang. Ainsi, il n'y a pas de pénurie d'essence, comme cela est dit dans plusieurs médias. Nous sommes arrivés vendredi 2 octobre au soir, 48 heures après le premier séisme, nous étions parmi les premières ONG internationales sur place. Depuis nous avons passé beaucoup de temps sur le terrain pour mesurer l'ampleur de la situation, étape indispensable pour mettre sur pied l'intervention.
 
Nous constatons que le nombre de blessés pris en charge dans les cinq hôpitaux de Padang est anormalement bas. Et ceux que nous avons pu voir dans ces hôpitaux ont tous fait l'objet de soins. Les difficultés de déplacement et d'accès expliquent pour beaucoup l'absence d'afflux massif de blessés... Nombreux sont ceux qui ne peuvent atteindre que les puskesmas (dispensaires de santé primaire), où le faible équipement de réadaptation physique ne permet pas de traiter les nombreuses fractures et d'assurer le suivi des patients. Il y a un vide d'aide pour ce type de blessés. Et c'est là que nous allons concentrer nos efforts.

Samedi, nous avons d'ailleurs constaté que les besoins les plus criants sont à l'extérieur de Padang, plus au nord, notamment dans la ville de Pariaman et dans les zones encore difficiles d'accès plus de 5 jours après la catastrophe.
 
Sur la zone de la catastrophe, nous sommes la seule association à répondre sur la thématique handicap », souligne Johann. Handicap International, en mettant en place les points relais pour personnes handicapées et vulnérables (DVFP*) entend donc identifier et référencer (enregistrer) ces personnes, pour faciliter leur accès à l'aide dont ils ont besoin, et faciliter leur accès aux soins. Dans le même temps, l'association veillera à ce que leurs besoins de base en réadaptation – béquilles,  fauteuils roulants, bandes plâtrées...  - soient couverts.

Renfort aux hôpitaux

L'une des priorités de Handicap International dans un contexte de tremblement de terre, est de limiter l'apparition de handicap, suite à des fractures mal prise en charge, suite à des blessures mal soignées. « Pour apporter un renfort aux hôpitaux et aux dispensaires de santé primaire, nous faisons appel à des kinésithérapeutes indonésiens basés dans la province d'Aceh ou sur l'île de Java avec lesquels nous avons déjà travaillé sur les urgences précédentes – le tsunami de 2004 ou le séisme de 2006 », explique Johann. Par ailleurs, l'association devrait débuter dès mardi les distributions de matériel orthopédique aux hôpitaux et structures de santé.

Et la situation reste encore instable. Au cours même de l'entretien avec Johann ce lundi, une nouvelle réplique du tremblement de terre a été ressentie.

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