Accès direct au contenu

L’Irak interdit les bombes à sous-munitions

Ce 14 mai, la République d'Irak a ratifié le Traité contre les bombes à sous-munitions. Une étape importante dans le combat contre ces armes puisque l’Irak est l’un des pays les plus contaminés  au monde. L’adhésion à ce Traité permettra de détruire ces engins de mort et de fournir l’assistance aux milliers de victimes recensées.

Ce 14 mai, la République d'Irak a ratifié le Traité contre les bombes à sous-munitions. Une étape importante dans le combat contre ces armes puisque l’Irak est l’un des pays les plus contaminés  au monde. L’adhésion à ce Traité permettra de détruire ces engins de mort et de fournir l’assistance aux milliers de victimes recensées.

L’Irak a déposé les instruments de ratification du Traité d’Oslo aux Nations unies, à New-York ce mardi 14 mai. Il devient le 83e Etat partie à la Convention.

La ratification de l'Irak représente un moment historique pour la Convention, compte tenu de l'utilisation massive de ces armes qui continuent à menacer les populations et à entraver le développement du pays. Un symbole également particulièrement marquant pour le pays puisque cette année marque le 10e anniversaire des frappes anglo-américaines, lors de l'invasion de l'Irak en 2003. Les deux pays ont déversé près de 13.000 bombes à sous-munitions contenant environ 1 800 000 à 2 000 000 sous-munitions sur le territoire irakien. Des sous-munitions ont également été utilisées par les forces américaines pendant la guerre du Golfe en 1991.

Après le Laos, l'Irak est le deuxième pays au monde qui enregistre le plus grand nombre de victimes de sous-munitions dans le monde. Les données disponibles sont incomplètes, mais les derniers chiffres de l’Observatoire des armes à sous-munitions 2012, indiquent que plus de 3 000 victimes de ces armes ont été recensées en Irak depuis 2011. Les enfants représentent un quart des victimes. L’adhésion de l’Irak au Traité d’Oslo interdisant les sous-munitions représente donc une avancée majeure pour éviter de nouveaux accidents, dépolluer  le pays et fournir une assistance adaptée aux victimes. 

Handicap International est intervenue en Irak dès 1991 pour venir en aide aux victimes de la Guerre du Golfe.  Aujourd’hui, Handicap International poursuit ses activités de sensibilisation aux risques des mines et restes explosifs de guerre . L’association veut également initier des activités de prévention aux dangers de la mauvaise manipulation des armes légères. L’association soutient toujours le centre d’appareillage KORD qu’elle a fondé à ses débuts au Kurdistan irakien.
 

Pour aller plus loin

COVID-19 : Les kinés de Handicap International sensibilisent au sujet des mesures d’hygiène à respecter
© Phil Sheppard / Handicap International
Réadaptation Santé Urgence

COVID-19 : Les kinés de Handicap International sensibilisent au sujet des mesures d’hygiène à respecter

Face à la propagation de l’épidémie de Covid-19 dans le monde, les équipes de Handicap International (H.I.) adaptent leurs activités et viennent en aide aux populations à risque. L’association informe notamment les populations locales au sujet des gestes d’hygiène à respecter. Pauline Falipou, experte en réadaptation d’urgence pour H.I., témoigne.

Yémen, toute une génération blessée à vie Mines et autres armes Réadaptation Urgence

Yémen, toute une génération blessée à vie

Depuis le début du conflit au Yémen, Handicap International a pris en charge plus de 3 000 victimes d’armes explosives, dont 850 victimes de mines et de restes explosifs de guerre. Presque tous présentent des handicaps résultant de leurs blessures et auront besoin d’un suivi spécifique à vie. L’association est profondément préoccupée par les obstacles multiples aux interventions humanitaires et à l’accès aux populations. Thomas Hugonnier, directeur des opérations pour l'organisation au Moyen-Orient, témoigne de la situation dans le pays.

Face au Covid-19, les équipes de HI restent actives
© Patrick Meinhardt / HI
Santé Urgence

Face au Covid-19, les équipes de HI restent actives

Alors que l’Europe constitue désormais l'épicentre de la pandémie de coronavirus, le virus continue de se propager à travers la planète, semant le désarroi le plus total. Le nombre de personnes atteintes augmente chaque jour. Face à cette situation inédite et dramatique, Handicap International prend des mesures exceptionnelles pour protéger ses équipes tout en préservant ses capacités opérationnelles.