Go to main content

Syrie : le détail de nos actions

Urgence
Irak Jordanie Liban Syrie
Handicap International intervient en faveur des réfugiés syriens depuis le début du conflit, voilà six ans, que ce soit dans les camps de réfugiés ou dans les communautés, afin d'offrir un soutien aux personnes touchées par les combats en Syrie. Voici un aperçu de nos actions.
Un adolescent sans bras gauche, un fixateur externe sur une jambe descend d'un petit escalier d'exercice en bois dans une salle de kinésithérapie. Un kinésithérapeute de Handicap International regarde le garçon.

Handicap International intervient en faveur des réfugiés syriens depuis le début du conflit, voilà six ans, que ce soit dans les camps de réfugiés ou dans les communautés, afin d'offrir un soutien aux personnes touchées par les combats en Syrie. Voici un aperçu de nos actions.  

L’association mobilise actuellement plus de 500 professionnels auprès des plus vulnérables dans quatre pays d’intervention (Liban, Jordanie, Syrie, Irak). Handicap International répond à l’urgence en agissant auprès des personnes vulnérables dont des blessés, des personnes handicapées, des personnes âgées ou isolées. Nos équipes interviennent aussi au bénéfice des déplacés et des réfugiés regroupés dans les camps ou accueillis dans les communautés.

En Jordanie et au Liban, 40 équipes mobiles composées d’un kinésithérapeute et d’un travailleur social, viennent en aide aux personnes qui ne peuvent pas se rendre dans les centres de soins de santé situés dans les communautés ou dans les camps.

Handicap International s'efforce de rendre l'aide humanitaire accessible, une tâche compliquée par les fermetures (complètes ou temporaires) de certaines zones frontières, la fermeture de la plupart des centres médicaux ou le fait que les Syriens se retrouvent isolés dans leur zone d'habitation en raison des combats.

Le conflit en Syrie touche tous les pays voisins qui accueillent des centaines de milliers de personnes sur leur territoire : la Jordanie (655.500 réfugiés), le Liban (1 million), la Turquie (2.9 million) et le Kurdistan irakien (230.339). Au total, on dénombre aujourd'hui 6,3 millions de Syiens déplacés [1] en Syrie même, pour un total de 4.9 millions de réfugiés syriens enregistrés par le UNHCR [2] et 3.1 millions de déplacés irakiens. [3]

Nos actions d'urgence en chiffres

Depuis le début de la guerre en Syrie et le lancement de nos opérations en 2012, plus de 900.000 personnes ont bénéficié de nos actions dans quatre pays d'intervention (Liban, Jordanie, Syrie et Irak)

Nombre de personnes aidées par type d'action [4] :

  • Prévention des risques de mines et de vestiges de guerre non-explosés : plus de 400.000 personnes sensibilisées aux risques
  • Prothèses et orthèses: 9092
  • Aides à la marche (ex. béquilles) et aide spécifique : 97 833
  • Séances de réadaptation : 86 277
  • Soutien pyschosocial : 20 295
  • Nourriture et autre type d'aide : 249 613
  • Soutien financier (nombre de familles) : 9 720

Nombres de bénéficiaires par pays d'intervention [5]:

  • Jordanie – 166 380
  • Liban – 140 735
  • Syrie – 539 810
  • Irak – 134 414

Nos actions

En Syrie, au Liban, en Jordanie et en Irak

Prendre en charge des blessés

Handicap International intervient dans les hôpitaux, les cliniques et les centres de soins spécialisés qui prennent en charge les blessés. Handicap International opère également dans des centres réadaptation physique qui prennent en charge les blessés en mettant en place :

  • la rééducation physique postopératoire des patients ;
  • des appareillages orthopédiques adaptés (prothèses, orthèses) ;
  • des donations de matériel d’aide à la mobilité (fauteuils roulants, déambulateurs…) et de matériel spécifique (matelas anti-escarres, chaises-toilettes, etc.).

Handicap International complète son action en assurant la formation du personnel concerné par la prise en charge des blessés et des personnes handicapées, pour qu’il maîtrise les gestes basiques de rééducation.

Ces services sont essentiels pour les patients partiellement ou totalement immobilisés, qui doivent effectuer des exercices pour éviter de développer des handicaps permanents, ainsi que pour les patients ayant perdu une part de leur mobilité de façon permanente et pour lesquels le travail de rééducation permettra d’éviter les complications médicales, d’augmenter leur confort, et dans de nombreux de cas de pouvoir se déplacer de nouveau de manière autonome.

Soigner les blessures invisibles

En complément des services de réadaptation, Handicap International a renforcé ses actions de soutien psychosocial auprès des réfugiés. En accompagnement individuel ou par des groupes de parole, ce soutien vise à aider les personnes à communiquer et à renouer des liens avec l’extérieur. Le cas échéant, les travailleurs sociaux assurent également l’accompagnement des patients vers des structures spécialisées.

Renforcer l’inclusion et à l‘accessibilité

Handicap International travaille en étroite collaboration avec les organisations de solidarité locales et internationales pour que les services apportés aux réfugiés dans les camps et les communautés soient accessibles aux personnes handicapées, notamment celles à mobilité réduite. L’association sensibilise et renforce les capacités d’autres acteurs humanitaires sur le handicap, l’inclusion et la vulnérabilité.

Des évaluations d’installations et d’équipements (points d’eau, sanitaires, zones d’enregistrement, écoles…) sont régulièrement réalisées, notamment au sein des camps. Handicap International peut alors proposer des recommandations techniques, des donations de matériel (rampes, marchepieds…) et des formations adéquates du personnel concerné, ou procéder directement à l’équipement des structures (adaptation des toilettes…).

En Jordanie, au Liban et en Irak

Points relais « handicap et vulnérabilité »

L’association a déployé des points relais « handicap et vulnérabilité » (fixes et mobiles), pour venir en aide aux victimes de la crise syrienne. Les équipes de Handicap International sillonnent les camps, les campements informels et les communautés pour identifier les personnes les plus vulnérables, en particulier les personnes handicapées, afin de d‘évaluer l’ensemble de leurs besoins (hébergement, santé, alimentation…) et de favoriser leur accès aux services et aux infrastructures de base. Elles les orientent ensuite, pour les besoins qu’elles ne peuvent pas couvrir, vers les autres organisations de solidarité tout en assurant un suivi. Cette aide aux plus vulnérables comprend notamment des séances de rééducation physique et fonctionnelle, la fourniture d’appareillages orthopédiques (prothèses et orthèses), des donations de matériels d’aide à la mobilité et de matériels spécifiques comme des chaises roulantes, des béquilles, des matelas anti-escarres ou encore des sessions de soutien psychosocial.

En Jordanie et au Liban

Faciliter le retour à l’autonomie financière

Il y a trois ans, l’association a accentué son aide auprès des personnes réfugiées au Liban et en Jordanie, par l’octroi d’une aide financière mensuelle permettant aux familles de faire face à des besoins quotidiens comme acheter de la nourriture, des vêtements, des médicaments ou payer un loyer. Cette aide est destinée aux familles en situation d'extrême vulnérabilité.

Au Liban : Entre décembre 2013 et novembre 2015, plus de 35.000 personnes, soit 6.895 familles ont bénéficié d’assistance financière pour faire face à leur situation précaire et aux besoins liés à l’hiver. Ces personnes ont ainsi pu couvrir leur loyer, l’eau, l’équipement de base du logement, l’hygiène et les frais liés à l’achat d’un poêle et de carburant.

En Jordanie : Entre décembre 2013 et mars 2015, un peu plus de 14.125 personnes, soit quelques 2.825 familles ont également bénéficié d’une assistance financière pour faire face à leur situation précaire et aux besoins liés à l’hiver.

En Syrie et en Irak 

Dépollution et éducation aux dangers des mines et des restes explosifs de guerre

Au quotidien, nos équipes prennent en charge de nouvelles victimes de blessures par armes à feu ou explosions. Le nombre d’armes et d’engins explosifs augmente chaque jour en Syrie et en Irak. Les restes explosifs resteront présents et dangereux encore longtemps après la fin du conflit. L’expérience de Handicap International dans la neutralisation des mines et des restes explosifs de guerre et l’assistance aux victimes l’a amené à mettre en place des activités préventives en Syrie depuis octobre 2013 et en Irak depuis décembre 2014.

En février 2017, plus de 400.000 personnes ont été sensibilisées aux risques liés aux restes explosifs de guerre. Des équipes d’éducation aux risques rencontrent les réfugiés et les déplacés dans les camps et dans les zones urbaines. Elles les informent des dangers liés à la présence de restes explosifs de guerre sur les routes, dans les maisons. Ces activités donnent aux familles, et particulièrement aux enfants, les moyens d’identifier les engins dangereux et de s’en tenir éloigné.

Entre 2015 et 2016, l’association a également démarré des activités de prévention et de dépollution à Kobané (nord Syrie).

En Irak, Handicap International mène des activitiés de déminage dans le gouvernorat de Kirkuk et de Diyala depuis la fin 2016. L’association y a effectué des enquêtes non techniques préalables, permettant de cartographier et de marquer les zones contaminées par des restes explosifs de guerre et des engins explosifs improvisés.

En Syrie

Assister les familles  dans les zones particulièrement exposées en Syrie

En Syrie, l’association effectue des distributions d’urgence auprès des familles se trouvant en zone assiégées ou  difficilement accessibles (distributions de paniers alimentaires et de kits d’articles ménagers essentiels). Plus de 250.000 personnes ont bénéficié de cette aide depuis le début de l’intervention sur le territoire syrien. 

En Irak

En Irak, les personnes fuyant les territoires occupés par le groupe Etat Islamique rencontrent d’énormes difficultés pour parvenir à mettre leurs familles en sécurité dans les territoires sous contrôle gouvernemental. En effet, elles sont soumises à de stricts contrôles sécuritaires conduits par les autorités militaires et peuvent parfois être bloquées des semaines entières dans les no-man’s lands entre les lignes de fronts. Handicap International a pu accéder à ces déplacés et faciliter les relations avec les autorités afin que ces contrôles soient effectués dans des camps où les familles peuvent avoir accès aux services de base (eau, hygiène, abri, nourriture, santé primaire).

[1] UNOCHA – janvier 2017.
[2] UNHCR – Dernière mise à jour du 19 janvier 2017.
[3] IOM - Displacement Tracking Matrix - DTM Round 62 (janvier 2017)
[4] Chiffres au 30 novembre 2016 pour la Syrie, le Liban et la Jordanie / Chiffres au 30 juillet 2016 pour l’Irak.« Individus et leurs familles »: ensemble des personnes soutenues dont membres des familles et aidants naturels. Ces chiffres n’incluent pas les bénéficiaires de séances d’éducation aux risques liés aux restes explosifs de guerre.
[5] Chiffres au 30 novembre 2016 pour la Syrie, le Liban et la Jordanie / Chiffres au 30 juillet 2016 pour l’Irak.

Pour aller plus loin

Food for peace : distribution de nourriture au Kasaï
© John Wessels/HI
Urgence

Food for peace : distribution de nourriture au Kasaï

Pendant deux ans, les équipes de Handicap International (H.I.) ont distribué une aide alimentaire à la population du Kasaï, en République démocratique du Congo. Entre le 1er août 2017 e le 31 août 2019, H.I a donné des rations comprenant deux sacs de farine de maïs (27 kg/sac), un sac de haricots, une boîte d'huile et un sac de sel à 92 549 personnes à Demba et Dimbelenge, deux régions de la province du Kasaï.

Handicap International aide les familles qui fuient le Vénézuela
© HI
Urgence

Handicap International aide les familles qui fuient le Vénézuela

La Colombie accueille plus d’un million de Vénézuéliens qui ont quitté leur pays. HI apporte une aide d’urgence à ces populations vulnérables.

Irak : «Au fond de moi, je savais» Réadaptation Urgence

Irak : «Au fond de moi, je savais»

Abdel Rahman a été victime d’un bombardement à Mossoul. Désormais amputé d’une jambe, il vit avec sa famille dans le camp de déplacés de Hasansham. Handicap International (HI) l’accompagne.