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Une aide pour les personnes isolées de Samar

Urgence
Philippines
Suite au passage du typhon Hagupit aux Philippines, début décembre, les équipes de Handicap International se sont rendues dans les villages isolés de la province de Samar, frappée par la catastrophe. L’association a évalué les besoins essentiels et apporte un soutien direct aux populations affectées.
Zicht op een straat dat vol houtafval ligt van vernielde huizen met een kindje die voor zich uitstaart.

Suite au passage du typhon Hagupit aux Philippines, début décembre, les équipes de Handicap International se sont rendues dans les villages isolés de la province de Samar, frappée par la catastrophe. L’association a évalué les besoins essentiels et apporte un soutien direct aux populations affectées.

 

Pluies diluviennes, vagues gigantesques et vents violents : voilà ce qu'on vécu les habitants quand le typhon Hagupit a balayé la province de Samar, à l’est de l’archipel des Philippines. « Une vague de 2-3 mètres s’est également écrasée sur la côte, détruisant les maisons des villages de pécheurs situés le long de la mer. La tempête a arraché les toits en tôle, abattu les arbres et coupé l’électricité. Plus de communication. Des milliers de personnes ont tout perdu, et n’ont, aujourd’hui, plus rien », explique Marlène Dussauge, coordinatrice terrain pour Handicap International. De nombreuses familles déplacées sont toujours dans les centres d’évacuation, notamment des écoles et des églises, ou logées chez des proches.Afin de venir en aide aux victimes de la catastrophe, Handicap International intervient dans les municipalités de Villareal et de Talalora, situées dans la zone sud-ouest de la province de Samar.

 

Une urgence : se nourrir

Afin d’évaluer les besoins essentiels des populations affectées, les équipes de Handicap International se sont rendues dans quatre barangays[1] de Talalora et sept barangays de Villareal. « Atteindre ces villages n’est pas évident. La communication est coupée, les villages, inondés. Nous nous sommes déplacés en barque, également utilisée par les pêcheurs, suite à la destruction de leurs bateaux. Dans ces municipalités, les moyens de transport sont insuffisants et de nombreuses personnes ne peuvent se rendre dans les centres de santé, ni se ravitailler au marché », témoigne Marlène Dussauge.

Elle ajoute : « Suite aux évaluations, il est apparu que le besoin premier des populations affectées est de se nourrir. Les autorités locales distribuent donc des vivres. C’est primordial ». Un deuxième besoin essentiel est de permettre aux habitants de bénéficier d’un abri. En effet, dans les barangays de Villareal et de Talalora[2] visités par Handicap International, entre 60 et 90 % des habitats ont été partiellement ou totalement détruits. Le déblayage des routes est également prioritaire. Enfin, il est essentiel de permettre aux populations de retrouver leurs moyens de subsistance. « De nombreux pêcheurs ont tout perdu, même leurs cages à crabes. Ils doivent pouvoir être capable de retrouver leur activité professionnelle », affirme Marlène.

Une intervention immédiate

Handicap International intervient actuellement avec une équipe d’infirmiers auprès des victimes de la catastrophe, à Villareal et à Talalora, afin de soigner les petites plaies. Marlène Dussauge précise : « Après la tempête, de nombreuses personnes ont marché sur des débris, des clous, ou ont reçu une tôle sur le pied. Nous pansons les blessures, afin qu’elles ne s’infectent pas, et leur conseillons de se rendre au centre de santé Rural Health Unit, à Villareal, s’il y a un risque médical ».
De plus, l’association a mis du matériel de déblayage, et notamment des tronçonneuses, à disposition des autorités locales, qui se chargent de les redistribuer dans les villages.
Dans les prochains jours, Handicap International soutiendra le centre de santé Rural Health Unit en lui procurant notamment des tables de consultations et des gilets de sauvetage, leur permettant de se rendre dans les villages inondés. L’association distribuera également des kits d’abris d’urgence[3] aux familles, afin qu’elles puissent reconstruire un abri provisoire.

Handicap International évalue également l’éventuelle nécessité d’une intervention à plus long terme, ainsi que d’une intervention spécifique auprès de ses bénéficiaires dans la zone de Tacloban, ravagée, en 2013, par le typhon Haiyan.

[1] Petit village, aux Philippines.

[2] Handicap International a visité 4 ‘barangays’ à Talalora et 7 ‘barangays’ à Villareal.

[3] Kit d’abris d’urgence composé notamment de bâches, de cordes et d’outils.

 

 

 

[1] Handicap International bezocht 4 ‘barangays’ te Talalora en 7 ‘barangays’ te Villareal.

[2] Kits voor noodonderkomens bestaande uit zeilen, koorden en gereedschap.

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