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Victime d’une mine, Nijaz Memic se prend aux Jeux

Mines et autres armes
Amputé de la jambe gauche après avoir sauté sur une mine, Nijaz Memic a travaillé ensuite pour Handicap International dans le cadre du projet « Land Mine Impact Survey ». Et depuis quelques jours, il est en piste, aux JO paralympiques de Vancouver, sous les couleurs de Handicap International.
Nijaz Nemic , victime d'une mine

Amputé de la jambe gauche après avoir sauté sur une mine, Nijaz Memic a travaillé ensuite pour Handicap International dans le cadre du projet « Land Mine Impact Survey ». Et depuis quelques jours, il est en piste, aux JO paralympiques de Vancouver, sous les couleurs de Handicap International.

Pour la première fois de son histoire, la Bosnie Herzégovine sera représentée aux Jeux Paralympiques d'hiver de Vancouver qui se déroulent jusqu'au 21 mars. Le skieur alpin Nijaz Memic, amputé de la partie inférieure de la jambe gauche à l'âge de 18 ans, sera le premier et unique représentant du pays pour ces Jeux.

Victime d'une mine antipersonnel en 1993 alors que son pays était en guerre, il n'a jamais baissé les bras ni même douté qu'un jour il reprendrait le sport. Malgré les difficultés qu'il a rencontrées, son espoir et sa détermination ont eu raison de son handicap. Pour sa première participation aux Jeux, Nijaz a décidé de porter les couleurs de Handicap International. Une manière pour lui d'afficher son soutien à l'association qu'il a rejoint en 2002 dans le cadre du projet « Land Mine Impact Survey », premier sur le sujet à l'échelle du territoire. Cette expérience lui a beaucoup appris et Nijaz dira même qu'elle « a changé sa vie et notamment son parcours professionnel ».

Aujourd'hui, il se consacre entièrement aux victimes et à la sensibilisation aux dangers des mines. « Le plus décourageant après toutes ces années, c'est qu'il y toujours des personnes qui sont victimes d'accident de mines en Bosnie-Herzégovine », déplore Nijaz. Lui-même miraculé, il considère que les victimes ont un rôle central à jouer dans leur intégration. « La seule chose qui compte c'est la volonté des individus et de la communauté à accepter ces personnes comme elles sont ». Une volonté et un espoir qui ne l'ont jamais quitté. Espérons qu'elles le guideront vers une médaille.

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